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Le point sur mon travail (2)



L’arrêt devant Dunkerque (24 mai 1940) : une éloquente énigme



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La nouvelle couverture de Churchill et les Français (en librairie depuis le 7 mai)

L’affaire du comité national (23 juin)

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édito précédent : Où sont passés les attentats du 10 août 2006 ?

précédent éditorial sur ce sujet (juin 2002)

Après mes travaux des années 1970 sur le Front populaire, j’ai abordé la Seconde guerre mondiale, et le nazisme qui l’avait engendrée, à partir de la défaite de 1940. Je commençai par une publication critique des mémoires du général Doumenc, que m’avait confiés sa famille. Ils étaient beaucoup plus éclairants que ceux de ses supérieurs immédiats, Gamelin et Weygand, étant donné la compétence de leur auteur et son absence de préjugés politiciens.

J’ai pu ainsi, au début de la décennie 1990, m’affranchir de la vision gaullienne des causes de cette défaite (une faillite essentiellement militaire par une carence de modernisation des matériels et des tactiques), sans pour autant faire la part belle au pacifisme ou à la notion de « décadence » chère à Jean-Baptiste Duroselle. De ce point de vue, j’ai prolongé le travail de Jean-Louis Crémieux-Brilhac (Les Français de l’an Quarante, 1990), montrant un pays convenablement mobilisé dans toutes ses composantes et au moins aussi bien parti dans la guerre qu’en 1914. La différence était chez l’adversaire. Je me suis inscrit en faux contre une certaine façon de réviser les jugements précédents, symbolisée par le nom d’un chercheur militaire allemand peu féru d’histoire politique, mais très prisé, notamment en France : le colonel Karl-Keinz Frieser (Blitzkrieg-Legende, 1995, traduit en français en 2003 et en anglais en 2005). Les carences françaises, version de Gaulle ou Duroselle, étaient bien relativisées, par cet auteur, en déplaçant projecteur sur l’assaillant allemand ; mais il était présenté comme un salmigondis de dirigeants politiques et militaires rivaux dont les éléments les plus résolus à foncer, Guderian et Rommel, avaient fait prévaloir leur point de vue dans la confusion, avec une dose énorme de chance. Hitler était particulièrement maltraité (en un mot comme en deux) par Frieser. Sa prose et celle de ses épigones seront sans doute regardées comme « maastrichtiennes » par la postérité : on exalte l’Europe plus qu’on ne réfléchit sur ses institutions, et le couple franco-allemand, avant de se réconcilier durablement, est censé avoir cassé des assiettes au cours d’une dispute absurde...

Une bonne partie du débat portait et porte encore sur l’arrêt de l’offensive allemande devant Dunkerque du 24 au 27 mai 1940. Une décision militairement illogique, puisque l’encerclement magistralement entrepris dix jours plus tôt de l’essentiel de la force ennemie allait s’achever inexorablement, et que ce répit inespéré permit à l’ennemi d’organiser l’évacuation d’un nombre très important d’hommes. L’arrêt, d’abord inaperçu pendant sept ans, avait fait l’objet depuis 1947 d’analyses nombreuses et variées, dont aucune n’emportait la conviction, d’où un grand flou et un grand éclectisme explicatifs dans les ouvrages antérieurs à 1991. Je m’y attaquai dans les Papiers Doumenc, puis l’année suivante dans Churchill et les Français, et enfin dans un livre spécifique, La Ruse nazie, en 1997 (le chercheur anglo-américain John Costello avait élaboré en 1991 un schéma analogue au mien, publié juste avant les Papiers Doumenc). Dans le dernier ouvrage, j’exploitais largement (et beaucoup plus que tout auteur ayant écrit antérieurement sur le sujet) les archives militaires allemandes de Fribourg-en-Brisgau, qui permettent de faire justice de toutes les explications dites « militaires » fondées sur une crainte irrationnelle de réactions ennemies ou sur la fatigue du matériel. C’est bien l’euphorie de la victoire qui, après des alarmes entièrement dissipées, prévalait à l’heure de l’ordre d’arrêt à tous les niveaux de la machine militaire allemande, et que Hitler doucha brutalement.

La solution de cette énigme, approfondie tout au long de la décennie 1990, m’ancra dans une vision renouvelée du nazisme dont le principal précurseur était un intellectuel américain d’origine hongroise, John Lukacs (né en 1924). Elle consiste à dire que l’entreprise hitlérienne était, au regard de ses buts, redoutablement bien conduite, et faillit déboucher en mai 1940 sur un succès durable. Pour épargner cette épreuve à la planète en maintenant un état de guerre qui ne permettait pas au Reich d’encaisser ses gains et finit par l’en frustrer totalement, le rôle personnel de Churchill devait être souligné -alors que l’abnégation même de ce premier ministre avait conduit à ce qu’on créditât la nation anglaise dans son ensemble de la décision de continuer le combat après la perte de l’allié français.

Le fait de rester aveugle à ces réalités, ou de ne les entrevoir que confusément, conduit invariablement à hacher menu les responsabilités. C’est ce que fait en particulier depuis le début des années 1960 l’école fonctionnaliste d’histoire du Troisième Reich, née en RFA et longtemps hégémonique dans les universités du monde entier. La mise en cause de cette approche est un bon résumé de mon orientation de chercheur. Il se produit d’ailleurs depuis une vingtaine d’années un phénomène qui ne me satisfait guère tout en apportant de l’eau à mon moulin : postulant (inexactement) que les années 1960-1990 ont vu s’affronter l’école fonctionnaliste et une autre dite « intentionnaliste », un grand nombre de spécialistes professent que « la querelle est dépassée ». Cette posture revient trop souvent à ne pas faire au fonctionnalisme les critiques qu’il a de tout temps méritées, pour des erreurs, des approximations et des analyses superficielles qui, aujourd’hui, sont loin d’avoir entièrement déserté les livres d’histoire.

Elles consistent principalement à privilégier la conjoncture. Toute la politique nazie est rapportée à des « fonctions », c’est-à-dire aux besoins immédiats d’une dictature dépassée par les problèmes qu’elle a elle-même suscités. Ce qu’on manque ainsi, c’est tout bonnement la continuité de l’entreprise hitlérienne. Pour en revenir à l’exemple de l’arrêt devant Dunkerque, les fonctionnalistes ont tendance à rechercher ses causes dans le contexte immédiat, d’où la vogue des explications « militaires » par la crainte de contre-attaques ou la fatigue des chars, nonobstant leur source entièrement nazie puisqu’il s’agit dans tous les cas de prétextes invoqués par Hitler en personne. Mais il ne saurait en aller autrement, puisque cette école et ces auteurs ont beaucoup de mal à concevoir que le dictateur rêvait depuis longtemps d’une guerre et l’avait préparée jour et nuit depuis 1933. Ou, lorsqu’ils se résolvent à l’admettre, ils s’obstinent à prétendre que la guerre, lorsqu’elle arrive, n’est pas celle qui avait été prévue. C’est être, là encore, bon public devant le discours hitlérien, sans le lire d’un œil critique : Hitler n’aurait voulu qu’une guerre locale, en 1938 contre la Tchécoslovaquie puis en 1939 contre la Pologne ; dans le premier cas, la mollesse occidentale l’a contraint à s’abstenir et à prendre place autour d’une table en sa bonne ville de Munich ; dans le second il espérait la réédition de cette mollesse, et a été surpris que Paris et Londres lui déclarent la guerre. Cela s’accorde bien avec l’image d’un Hitler paresseux, impulsif et tiraillé entre les divers clans de son entourage.

Si, à l’inverse, on considère que ce chef travailleur et talentueux sait où il va, on est sensible au fait qu’il a visé et obtenu une déclaration de guerre platonique d’une France et d’une Angleterre mal préparées et mal résolues, afin d’écraser la première pour faire la paix avec la seconde et obtenir les mains libres en Europe orientale. Dès lors l’arrêt devant Dunkerque s’éclaire d’une vive lumière : il s’agit tout bonnement de l’arrêt, espéré, de la guerre. Le plan a été en effet dérangé par un facteur et un seul : le changement de gouvernement in extremis à Londres, le 10 mai, une condition nécessaire et tout juste suffisante pour que triomphe le point de vue churchillien : au terme d’un débat tendu et confus, le gouvernement de Londres s’affranchit, le 28 mai, de l’horizon immédiat et de la logique étroitement militaire qu’induisait le triomphe de la Wehrmacht à Sedan. Sans cela, la paix était inéluctable : il suffit pour le démontrer de voir si Hitler agite à ce moment une offre de paix générale... et c’est le cas. Ici on ne saurait rendre un hommage excessif à Costello, qui a déniché dans les archives la trace d’une conversation, le 6 mai, entre Göring et Dahlerus -intermédiaire suédois coutumier entre Londres et Berlin. L’offre d’une paix « généreuse », avec évacuation quasi-totale de la France et de la Belgique, est faite par l’Allemand ; elle est à valoir le jour où la Wehrmacht aurait atteint Calais : c’est chose faite le 23 mai, veille de l’ordre d’arrêt. Celui-ci prend ainsi le sens d’un délai de réflexion, pour inciter Paris et Londres à faire valoir conjointement cette offre. Le Français Reynaud est tout à fait mûr pour la manœuvre, tandis que l’Angleterre doit préalablement changer de premier ministre -et pendant quatre jours fatidiques Halifax mène sur ce chapitre, au sein du cabinet, la vie on ne peut plus dure à Churchill.

A partir de ces découvertes sur la campagne de France, déjà largement exposées dans Churchill et les Français (1993), mon travail s’est déployé selon les axes suivants :

-  la genèse du gaullisme : j’ai disséqué les débuts chaotiques de la dissidence du Général, qui était l’un des nouveaux terrains d’affrontement entre Churchill et Halifax au lendemain de la prise du pouvoir de Pétain ; le tout premier livre sur l’appel du 18 juin (et ses lendemains) est ainsi publié en 2000 ;

-  la personnalité et la politique de Hitler, dont la première biographie française est publiée par mes soins en 1999, suivie en 2005 d’un livre sur sa vie privée ;

-  le régime de Vichy, tiraillé entre Churchill et Hitler ; ici je prends quelques distances avec Robert Paxton et ses très nombreux disciples qui attribuent à la politique de Pétain un excès de motivations « franco-françaises » ; je concentre successivement le projecteur sur Montoire (1996), la captivité et l’assassinat de Georges Mandel (2008), l’affaire de Mers el-Kébir (2010) ;

-  la relation même de Churchill et de Hitler, brossée par John Lukacs en 1990 dans un livre fondateur intitulé Le Duel, qui porte essentiellement sur la campagne de France et passe beaucoup plus vite sur les périodes antérieure et postérieure ; cette relation est enfin exposée tout au long de la période 1930-1945 dans le livre Churchill et Hitler, dont la parution est à présent définitivement fixée au 9 février 2012, aux éditions du Rocher.

Ces derniers mois m’ont vu concentrer mon attention sur un thème nouveau : celui de la folie de Hitler, prenant racine dans sa petite enfance comme toutes les psychoses, mais déclenchée à la fin de 1918, d’où son application immédiate à l’univers politique, pour lequel le psychopathe forge bientôt, et une idéologie, et des leviers organisationnels.

Montigny, le 9 novembre 2011

édito suivant

le 9 novembre 2011



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