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Site de François Delpla :Soixante-dixième anniversaire de 1940 : un grand absent
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Soixante-dixième anniversaire de 1940 : un grand absent




Laurent Henninger écrit en conclusion d’un article en ligne sur la campagne de juin 1940 : « En tout état de cause, cette victoire allemande, si elle reste extraordinaire, n’a aucune valeur de modèle, car non théorisée et impossible à reproduire. »

Et pour cause : Hitler est un metteur en scène wagnérien et, si on retrouve çà et là des constantes évoquant les Leitmotive du maître de Bayreuth, le char nazi ne repasse jamais deux fois au même endroit. C’est bien pourquoi il ne faut pas appeler la nuit de Cristal un « pogrom », ni le pacte germano-soviétique une « alliance de contraires plus proches qu’on ne croyait ». Il s’agit à chaque fois de pièces uniques, non réutilisables sous des noms communs.

Cependant si Hitler, comme bien des artistes, fut peu friand de théorisation (et si l’inénarrable colonel Frieser a entièrement tort de penser qu’il a voulu, contre l’URSS, reproduire ce qui avait marché contre la France), il ne faudrait pas en conclure, comme tant d’auteurs encore le font en 2010, qu’il agissait au hasard et sans plan directeur.

Cette année restera marquée à juste titre par l’apparition d’une uchronie soigneuse et informée sur la continuation de la guerre par la France en Afrique du Nord (1940 : la France continue la guerre, éditions Tallandier), qui n’a pas rencontré toute la considération qu’elle mérite. Une idée domine encore les esprits : l’armistice était inévitable, et le grand péché réside dans la collaboration. C’est encore ce que proclame le général Pierre-Dominique d’Ornano dans la publication citée : « La vraie faute, ce fut la collaboration ultérieure et son cortège d’iniquités. Elle n’était pas forcément inscrite dans la défaite militaire initiale. (...) C’est Montoire qui a tout perdu et l’armistice n’impliquait pas la collaboration. »

Un cortège d’erreurs fondamentales se profile obstinément derrière de telles formulations. Elles présupposent en effet qu’il n’y ait rien eu de plus naturel que la résistance churchillienne, le soutien de Roosevelt à cette démarche, l’URSS debout sur ses pieds arrières et le Japon cristallisant finalement la mobilisation américaine. En d’autres termes, le nazisme était une sorte d’accident sans responsables identifiables, ni en Allemagne ni au dehors. Une mêlée de facteurs anonymes, tous plus collectifs les uns que les autres. Dès lors, une victoire rapide et écrasante contre la France n’avait nullement à être rapportée à son annonce, en 1927, dans le second tome de Mein Kampf. Il n’y avait là qu’une apparence juste bonne à tromper les étudiants en première année d’histoire. Et, bien évidemment, l’ensemble des dirigeants de la planète avaient compris instantanément que la réussite allemande était un feu de paille.

Le récent et retentissant livre de Marcel Gauchet, bien qu’il prenne quelques distances avec cette attitude et fasse à Hitler une place honorable dans son propre régime, s’arrête à mi-chemin, dans un souci de classer le phénomène au sein d’un ensemble « totalitaire » surgi en un moment bien précis du processus de « sortie de la religion ».

Or non seulement toutes les actions importantes, civiles ou militaires, du gouvernement allemand entre 1933 et 1945 portent, si on daigne les examiner de près sans œillères idéologiques, la marque personnelle du chef, mais la biographie même de cet individu recèle un moment clé, complètement inaperçu jusqu’à sa découverte par l’Américain Rudolph Binion en 1976, et confirmé ces derniers temps par un nombre croissant d’études : une cure hypnotique en novembre 1918 à l’hôpital militaire de Pasewalk, au cours de laquelle le caporal anonyme s’est vu suggérer qu’il avait l’étoffe d’un sauveur national, à condition de « croire en lui aveuglément ».

Il n’est pas absolument surprenant qu’un tiers de siècle nous sépare de la première publication de cette information sous la plume d’un historien sans qu’elle ait été beaucoup prise en compte. Il plaçait en effet ses confrères devant l’obligation d’articuler de façon inédite l’individuel et le collectif. Cependant, l’information ayant d’abord surgi (en 1963) sous la forme d’un roman, la tentation était grande de la rejeter purement et simplement. Ce qui fut fait par quelques uns des plus fins biographes, notamment Ian Kershaw et Lionel Richard, cependant que d’autres ne prenaient même pas la peine d’argumenter leur rejet.

Puisse l’année 2011 voir la communauté scientifique intégrer enfin cette donnée, et comprendre que le nazisme était une folie, avant tout, individuelle... ce qui laisse une ample carrière à des recherches, aussi raffinées qu’on voudra, sur les leviers sociaux qu’elle a su mettre en branle.

Certaines publications, livresques ou audiovisuelles, pourraient y aider.

Montigny, le 12 décembre 2010

PS.- Demain, l’anniversaire du 13 décembre 1940 risque de passer inaperçu : ce ne sera pas de mon fait ! Une lettre d’information, contemporaine de cet éditorial, rappelle la signification de l’événement.

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le 12 décembre 2010



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