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Pétain et les Juifs



article paru en septembre 2008 dans le magazine "Seconde Guerre mondiale"



(numéro spécial sur la Solution finale, éditions Astrolabe)

Le maréchal né en 1856 et vainqueur de la guerre précédente ne semble pas, avant son entrée en politique en février 1934, avoir nourri de prévention envers les « israélites ». Son antisémitisme est une lubie tardive, qu’on peut rattacher à deux événements : les troubles de 1934 et la défaite de 1940. Il a eu pour professeur dans la première période Charles Maurras, et dans la seconde Hitler en personne.

Maurras, qui dirige un mouvement et un journal de tendance royaliste, tous deux baptisés « Action française », n’est pas à proprement parler raciste. Tout passe, pour lui, par la culture : nationaliste « intégral », il ne veut connaître que « la France seule » et vomit les « métèques ». C’est à ce titre que les Juifs sont stigmatisés. Alors que pendant l’affaire Dreyfus (1894-1906 : un officier juif condamné frauduleusement et innocenté après force troubles civils) l’idée ne lui était pas venue, il se met, dans un article de 1911, à prôner leur exclusion de la fonction publique. Ce texte est l’ancêtre des « statuts » édictés dans ce sens en Allemagne comme en France.

Anti-allemand, Maurras tempère brusquement son hostilité au printemps de 1936. Ce n’est pas Hitler qui le séduit, mais le front qui s’esquisse pour le combattre qui le révulse. Au nom de la lutte contre le « péril fasciste », la gauche française s’est unie et s’apprête à gouverner, le régime italien -encensé, lui, par Maurras- est voué aux gémonies, l’URSS se rapproche de l’Occident... Particulièrement haïssables sont les hommes de droite qui se prêtent à ce jeu et, si les dirigeants du Front populaire, lorsqu’ils sont juifs à l’instar de Blum, sont « à fusiller, mais dans le dos » d’après l’Action française, ils sont dès ce moment volontiers associés dans l’opprobre avec des hommes de droite comme Reynaud ou « le Juif Mandel ».

Le maurrassien Raphaël Alibert, secrétaire d’Etat à la présidence du conseil le 16 juin 1940, joue un rôle essentiel pour empêcher le départ des pouvoirs vers l’Afrique du Nord en ne s’interdisant ni les complots, ni les falsifications. C’est le type même du fanatique pour qui la France a été depuis deux siècles livrée à des forces occultes, symbolisées principalement par les Juifs et les francs-maçons : les bons Français ont pour devoir d’épouser leurs méthodes pour mieux les évincer. Cette logique est tout à fait parente de celle de Hitler, qui s’en est peut-être inspiré pour faire du « Juif » un éternel menteur qu’il s’agit de battre sur son terrain.

Alibert conserve une forte influence jusqu’à la fin de 1940 et la promulgation du premier statut des Juifs, le 18 octobre, lui doit beaucoup. Il est cependant resté très anti-allemand, tout comme Pétain. Depuis son ministère de la Justice, il s’occupe essentiellement de réformes législatives. Il a déclaré à des familiers dès le début de juillet qu’il préparait un statut des Juifs, et on peut se demander pourquoi celui-ci ne voit le jour qu’en octobre. C’est que d’autres ministres, Laval en tête, sont beaucoup moins convaincus qu’un complot juif soit à l’origine des maux de l’heure et, par suite, s’ils ne croient pas devoir s’opposer à des réformes qui singent l’Allemagne, ils entendent les édicter en échange de solides contreparties... que Hitler laissera souvent espérer sans les accorder jamais.

On procède donc par étapes : la fin de juillet et le début d’août voient apparaître des lois sur les sociétés secrètes et la fonction publique, permettant d’en chasser tout indésirable, et l’amorce d’un processus de révision des naturalisations relativement récentes (la date de départ est fixée à 1927) : autant de jalons vers une loi générale d’exclusion des Juifs, autant d’étapes permettant de se faire la main, d’habituer les esprits et de tester les réactions allemandes. Alibert quitte le gouvernement à la fin de janvier 1941 et laisse au maréchal l’antisémitisme en héritage.

Dans le même temps, Pétain est impressionné par le redressement de l’Allemagne, et tenté d’y chercher des recettes. Il se soucie constamment d’inscrire les mesures qu’il prend dans une tradition française : mais c’est par là que sa trajectoire recoupe celle des nazis ! Il ne partage pas l’obsession qui les amène à traquer le « poison juif » jusque dans les berceaux, mais convient pleinement que les Juifs adultes forment un corps étranger. La France peut les tolérer quand elle se porte bien mais, au point où elle a chu, il est urgent qu’elle s’épure et se recentre, tant sur ses traditions que sur son peuplement d’origine. Plus xénophobe que raciste, Pétain n’en est pas moins, à partir de telles prémisses, exposé à se laisser entraîner fort loin. Ses déclarations sur la question, rares et souvent elliptiques mais jamais contradictoires, montrent que pour lui un Georges Mandel (incarcéré en son nom dès le mois de juillet 1940) incarne le type même du métèque dangereux, qui a contribué aux malheurs du pays en prenant parti pour la guerre dès le temps de Munich, et à plus forte raison en septembre 1939.

L’historien Marc Ferro remarque que, si en matière d’antisémitisme le maréchal s’est toujours tenu en retrait des conceptions et des suggestions allemandes, il n’en va pas de même en matière de lutte contre la franc-maçonnerie, traquée et frappée avec une sévérité croissante. Or ce sont là des vases largement communicants ! Le maréchal avait dit un jour : « Les Juifs ne sont pas responsables de leur naissance, un maçon l’est toujours de son choix ». Il ne faudrait pas en déduire qu’il est plus anti-maçon qu’antisémite : c’est toujours avec le racisme biologique qu’il prend ses distances, non avec l’idée que les Juifs adultes sont nuisibles. Pétain, qui ne connaît guère la franc-maçonnerie et ne la dénonçait pas, avant guerre, plus qu’il ne décriait les Juifs, appesantit sa sévérité contre elle au fil de la guerre. C’est une façon, pour lui, de justifier la persécution d’une « anti-France » à forte composante hébraïque ; de même, il s’en prend de façon croissante aux communistes. On peut décidément conclure à une influence décisive de Hitler qui réussit à combattre, dans l’esprit du vieillard, les anticorps patriotiques en l’entretenant dans l’illusion que les deux pays ont un intérêt commun à combattre certaines menées dangereusement cosmopolites.

3 octobre 2010 : surgissement d’un brouillon du statut et débats y afférents. Et ici

le 3 octobre 2010



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