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18 juin : la vérité qui progresse et les obstacles qui subsistent




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Longtemps on a cru savoir ceci :

Charles de Gaulle décide de rentrer à Londres pour lancer un appel dès qu‘il apprend, le 16 juin au soir, la démission de Reynaud et son remplacement par Pétain. Parti de Bordeaux le lendemain vers 9h, il est reçu par Churchill en début d‘après-midi et ils conviennent que l‘appel sera lancé dès que Pétain aura demandé l‘armistice. On apprend le soir qu‘il l‘a fait et le lendemain le Général prononce à 18h au micro de la BBC un discours essentiellement militaire, appelant les spécialistes de la fabrication des armes et ceux qui savent s‘en servir à le rejoindre en Angleterre. Ce texte n‘a pas été soumis aux Anglais. Le 19 juin, une rupture plus nette se dessine, par un appel disant qu‘il n‘y a plus à Bordeaux de gouvernement digne de ce nom.

Le travail critique commencé en 1990 par des érudits du Maine, relayé par Jean-Louis Crémieux-Brilhac et mis en forme par moi-même d’abord dans Churchill et les Français (disponible à nouveau depuis quelques semaines) puis en 2000 dans L’Appel du 18 juin 1940, premier livre sur le sujet (remis en vente dans quelques jours), a mis à mal le récit traditionnel ci-dessus. Il a établi que l’intention première du Général, avérée dès le 16 au soir lors d’une conversation téléphonique entre Churchill et son représentant personnel en France, Edward Spears, était plus politique que militaire : il s’agissait de ruiner l’autorité de Pétain, notamment en appelant les gouverneurs des colonies à se dresser contre toute idée d’armistice. Mais Churchill n’avait pas pu ou pas voulu faire agréer cette idée par le cabinet de guerre auquel il s’était contenté de déclarer, en fin de matinée, que de Gaulle venait en Angleterre parce que sa sécurité n’était plus assurée à Bordeaux. Lors de cette séance, les ministres anglais avaient été avisés de la demande d’un armistice par la France, annoncée par Pétain lui-même à la radio vers 12h 30.

Dès le 17 juin donc se manifestent à Londres d’énormes forces de résistance... à ce que de Gaulle s’exprime. La journée du 18 voit s’affronter deux camps inégaux : le Général n’est soutenu fermement que par Spears et le ministre de l’Information, Duff Cooper, contre la majorité attentiste du cabinet et Churchill se tient en retrait. Si peut-être de Gaulle va à 18h à la BBC, ce n’est que pour un enregistrement, mais le texte est encore remanié dans la soirée et celui qui finit par être diffusé à 22h comporte un début très déférent envers Pétain, censé rechercher un armistice « dans l’honneur ». Mais la bataille a dû se poursuivre dans la nuit puisque les journaux du lendemain donnent une version différente, celle qui deviendra canonique... moyennant un ultime changement, survenu en août : l’ajout de la phrase « Demain comme aujourd’hui je parlerai à la radio de Londres », empruntée à la version réellement prononcée. Ce qui signifie que de Gaulle, en obtenant de faire paraître un texte plus présentable dans les journaux, avait perdu la faculté de parler le 19 juin, et que le texte censé avoir été prononcé ce jour-là est une pure légende... qui n‘apparaît d‘ailleurs pas avant 1941. Les principales variantes

Il résulte de ces travaux que de Gaulle voulait dès le début appeler les Français, où qu’ils se trouvent, à désobéir au pouvoir bordelais et à poursuivre sans relâche la lutte contre l’Allemagne, mais qu’une partie considérable des dirigeants britanniques ne l’entendait pas de cette oreille, espérant un sursaut de Pétain lui-même au vu des conditions d’armistice (dévoilées par Hitler, après un habile contretemps propre à liquéfier l’esprit de résistance, le 21 au soir) et craignant qu’une rébellion contre lui fasse plus de mal que de bien. Churchill oscillait entre les deux tendances, non point qu’il fût moins résolu que de Gaulle à une lutte à mort contre le nazisme, mais parce qu’il devait insuffler cet esprit à ses ministres par petites touches, sous peine d’être renversé.

Les mensonges de la propagande gaulliste sont donc des ruses de guerre, procédant du souci de dire la vérité sur son comportement immédiatement rebelle, tout en taisant les divisions britanniques qui l’avaient empêché de le proclamer. Car il n’est pas convenable de médire des gens qui vous accueillent et dont vous êtres très dépendant mais surtout, dans une guerre, il faut taire les divisions, simplifier les lignes et ne pas s’appesantir sur les obstacles passés.

Toutes les décennies se produit en juin une floraison d’écrits commémoratifs. Elle est restée largement tributaire de la version traditionnelle, y compris en 2000, où bien peu d’articles et de discours relayèrent les recherches des années 90. En cette année 2010, une telle attitude apparaît impossible... mais les écrits parus, livres, articles, pages de sites Internet, ont une fâcheuse tendance à la demi-mesure. Ainsi, tout le monde admet à présent qu’il existe plusieurs variantes de l’Appel, mais on s’ingénie à ne pas les expliquer par une censure britannique, comme pour protéger la légende suivant laquelle de Gaulle n’a pas soumis son texte au gouvernement dont il utilisait la radio. Pour prendre un exemple concret, voici une courte brochure, intitulée « L’Appel du 18 juin » et patronnée par le mémorial Charles de Gaulle de Colombey. On y lit que le cabinet de guerre qui refuse la diffusion de l’appel a lieu à 16h alors que sa minute, dévoilée en 1971 et désormais bien connue, indique que la réunion se tient à 12h 30 : tout cela pour accréditer la version selon laquelle de Gaulle, s’il n’a pas soumis son texte, a néanmoins dû en parler à Duff Cooper avec qui il a déjeuné (vers 14h), ce qui a permis à celui-ci d’en soumettre « les grandes lignes » au cabinet (mais la minute dit qu‘il soumet un texte et ne parle pas de grandes lignes). Ce déplacement de la réunion du cabinet a la vie dure, puisqu’on le trouve aussi dans le fâcheux dossier de l’UNESCO (2004), déjà signalé ici même. Mais « 16h » est une précision récente. Le mythe se construit en s’adaptant !

Montigny, le 10 juin 2010

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le 10 juin 2010



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