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Pour une histoire de la Milice




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L’histoire de Vichy a fait de gros progrès depuis une quarantaine d’années mais celle de la Milice n’a pas suivi. Il n’y a toujours que deux livres, qui ont le mérite d’exister mais restent bien partiels et approximatifs, de Delperrié de Bayac dans les années 60 et de Pierre Giolitto dans les années 90.

Les Allemands avaient bien des raisons de trouver la collaboration, de la part des Français, fort peu naturelle. Venus en intrus et en pillards sur le territoire de l’ennemi héréditaire, ils devaient s’attendre à ce que celui-ci résiste, et toute offre de services avait de quoi éveiller leur méfiance. Mais en même temps, ils en avaient grand besoin ! Au début de l’Occupation, parce qu’ils ne voulaient pas quadriller le pays avec beaucoup de troupes. A la fin, parce qu’ils ne le pouvaient pas.

La perspective du débarquement, fin 1943, chauffe au rouge les contradictions. Pour encadrer la police française, les Allemands obtiennent le départ de Bousquet, certes servile, mais encore un peu distant, au profit du chef milicien Darnand qui, lui, s’est engagé dans les Waffen-SS et a prêté en conséquence serment d’allégeance au Führer. Pour autant, la Milice reste peu présente en zone nord et peu armée : elle est toujours tenue à distance. Jusqu’au bout, Hitler ne veut pas d’un Vichy trop fort qui, pense-t-il, ne pourrait que se retourner contre lui en pleine bataille si celle-ci tournait mal, comme les Saxons contre Napoléon à Leipzig.

Une fois l’occupant chassé et le milicien pourchassé, l’heure n’est pas à l’histoire ! On va avoir d’un côté une vision subjective, attachée à montrer que ces gens croyaient bien faire et n’étaient pas des traîtres ni des pro-allemands, avaient seulement peur des communistes, pensaient que de Gaulle ne saurait pas les contenir etc. ; et de l’autre une vision objective, ce qui ne veut pas dire équitable, qui sous couleur de s’en tenir aux faits s’attache aux apparences : ils ont agi avec l’ennemi et ont lutté, fût-ce de façon impuissante, contre la libération du pays.

Il n’y a d’histoire que quand on dépasse un tel débat binaire : il importe de tresser ensemble le subjectif et l’objectif. Il ne faut donc pas avoir peur de compliquer les choses et de reconnaître que la Milice oscillait entre deux pôles (une attitude résolument tricolore, pro-allemande par opportunisme, et une vision "européenne", voyant les Français comme des Aryens et reconnaissant sincèrement le Führer comme le chef d’une Europe assiégée de toutes parts), avec une infinité de nuances suivant les endroits et les moments (sans parler des purs truands éloignés de toute préoccupation nationale ou politique).

Surtout -et là-dessus toute l’histoire de Vichy est à la traîne- il faut faire une place importante au maître allemand et à ses manoeuvres.

La mort de Georges Mandel est un cas d’école : cet homme politique d’origine juive est détenu en Allemagne par les SS et ce pays le tient pour un de ses adversaires les plus irréductibles. Il ne peut certes franchir la frontière sans escorte ni visa, et celui-ci ne peut guère être décerné que par le chef du Reich en personne. Mais en même temps sa mort, présentée comme une réaction virile du gouvernement de Vichy aux exécutions de la Résistance et notamment à celle du ministre milicien Philippe Henriot, n’est pas l’unique but des nazis, sans quoi ils le trucideraient chez eux. Il s’agit donc bien de compromettre Pétain, de le montrer soumis et de renforcer cette soumission. Pour cela, on imagine (à quel niveau on ne sait pas, on ne voit que le résultat) d’obliger Vichy à incarcérer Mandel quelques heures à la Santé, de l’en faire extraire par le bras droit de Darnand en zone nord (Knipping) puis de le reprendre aussitôt en mains miliciennes en apparence, mais bel et bien allemandes : le commando dirigé nominalement par Frechou et comportant le tueur Mansuy est dirigé en fait, jusqu’à quelques mètres de la scène du crime, par le chef adjoint du Sipo-SD en France, Julius Schmidt.

Peu auparavant, Abetz avait annoncé à Laval la "remise à la France" non pas d’un homme politique détenu en Allemagne, mais de trois, Mandel, Reynaud et Blum : l’assassinat de Mandel prétendument par la Milice (et Darnand laisse dire, sans quoi il se dresserait contre l’occupant et ne serait plus milicien...) est aussi une façon de pousser Pétain au bord de la démission, sans pour autant qu’il passe à l’acte, ce qui serait très mauvais pour l’occupant après un mois d’implantation des libérateurs en Normandie. Il est prévenu que sa démission signerait l’arrêt de mort de Reynaud et de Blum alors qu’en restant un pseudo-chef d’Etat il s’imagine, une fois de plus, dans un rôle de sauveur.

A l’heure où ces lignes sont écrites, le premier livre jamais paru sur la mort de Mandel fait l’objet, à côté de critiques élogieuses, de deux rejets hystériques, malheureusement représentatifs, d’un ancien enseignant de Sciences-Po Paris qui n’hésite pas à se réclamer de cette institution et surtout du critique de la FNDIRP dans son mensuel Le Patriote résistant.

Ces blocages sont des symptômes. Leur prolongation serait une agonie !

Montigny, le 2 juin 2009

PS (10 juin) .- L’ambiance de la Libération devrait faire elle-même, et fait encore trop rarement, l’objet d’un regard historique, montrant qu’on ne pouvait pas ne pas entreprendre de poursuites, mais que leur résultat n’engage pas l’historien, qu’il soit -ce résultat- sévère ou indulgent. Or cette ambiance n’a pas seulement produit, outre des jugements motivés de façon convaincante, un certain nombre condamnations pour simple appartenance à la Milice sans examen des actes commis -ou non commis- ni des motivations. Cette ambiance a également fait de la Milice un fourre-tout explicatif : on lui a mis automatiquement sur le dos un certain nombre de violences mal élucidées, émanant par exemple des doriotistes -tout comme on a exempté ceux-ci de l’assassinat de Marx Dormoy en chargeant la Cagoule pour une fois innocente, ainsi que je le montre dans le livre.

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le 2 juin 2009



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