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Pitié pour Churchill !




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A la convention républicaine, Rudolph Giuliani vient de mettre son aura de « maire courage » (à New-York en septembre 2001) au service de l’élection de GW Bush, en cautionnant l’assimilation de sa politique moyen-orientale avec celle de Winston Churchill devant le danger hitlérien, qui est depuis trois ans un lieu commun de la propagande gouvernementale américaine. Ses termes méritent d’être pesés : « Winston Churchill a vu les dangers que posait Hitler alors que ses adversaires et la plupart des journaux le décrivaient comme un va-t-en-guerre ».

J’espère que parmi les milliers de délégués qui l’ont applaudi il s’en trouvera au moins un qui lira ces lignes et voudra bien me faire savoir qui prend aujourd’hui Ben Laden pour un agneau pacifique (comme Hitler l’était par Lloyd George à l’automne de 1936), afin que je puisse prendre ma part de l’effort commun en essayant d’éclairer ces personnes.

Mais outre cette bizarrerie, le discours de Giuliani procède d’une grande méconnaissance de la politique churchillienne.

S’il est un concept d’aujourd’hui que le prophète incompris des années 30 aurait certainement examiné avec méfiance, c’est bien celui de « choc des civilisations ».

Jim Larson, éditorialiste d’un hebdomadaire en ligne du Montana, signalait les limites de la comparaison Bush-Churchill, dès le 18 octobre 2001. Il expliquait que si le président américain, qui avait déclenché depuis le 7, avec l’aide notamment de l’Angleterre et de la France, des opérations militaires contre l’Afghanistan des Talibans, montrait en apparence une fermeté churchillienne, la mise hors d’état de nuire des agresseurs devait s’accompagner, d’après Churchill, de la correction des injustices, et que cette condition était loin, en l’occurrence, d’être remplie :

The man who led Britain during its “finest hour” would have words of caution for the American president as well. While arguing that aggression had to be met with force, the British statesman knew well that international barbarism did not emerge from a vacuum. He felt that the fruit of hatred grew from the seeds of real grievances. In his book ’Blood Sweat and Tears’ he wrote, “I have always believed that the maintenance of peace depends upon the accumulation of deterrents against the aggressor, coupled with a sincere effort to redress grievances.”

Cependant, outre qu’il invente un titre de livre de Churchill qui n’a jamais existé, Larson commet une erreur inquiétante. Rappelant à juste titre que le Britannique opposait les comportements (et gouvernements) « civilisés » aux comportements (et gouvernements) « ataviques » (atavistic), il lui prête aussi, à tort, une opposition entre « nations civilisées » et « nations ataviques » : il s’agit sans doute d’une inattention, mais elle est fort dommageable dans le contexte d’aujourd’hui. Cette confusion affaiblit considérablement la démonstration de Larson et lui fait manquer une superbe occasion de dénoncer l’imposture des références churchilliennes de Bush et de ses séides : le Vieux Lion avait soin de ne pas projeter sur les nations les tares de leurs éphémères dirigeants.

La nécessité, selon Churchill, d’accompagner la lutte des civilisés contre les « ataviques » d’un « sincère effort pour redresser les griefs » induit une distinction radicale, et aujourd’hui beaucoup trop rare, entre deux sortes de terrorisme, l’une locale (Palestine, Tchétchénie...), l’autre internationale (Al Qaïda). La lutte contre le terrorisme, lorsqu’il est le fait de gens auxquels on ne laisse guère d’autres moyens de lutte, doit s’accompagner d’une amélioration de leurs conditions de vie et d’expression ; c’est tout l’inverse dans le cas d’Al Qaïda. Il est vital, si on veut commencer à tirer la planète des immenses difficultés que la présidence de Bush a considérablement aggravées, de distinguer les victimes des politiques dictatoriales ou impérialistes des conspirateurs mus par la haine et épris de chaos.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas, parfois, des similitudes entre le terrorisme local et le terrorisme international : ainsi on a vu récemment Poutine faire son petit Aznar, en niant le plus longtemps possible que l’explosion presque simultanée de deux avions de ligne fût l’œuvre des séparatistes tchétchènes et en essayant de faire croire qu’il s’agissait de défaillances mécaniques coordonnées par le hasard. Il pourrait aussi se faire, hélas, que les deux formes de terrorisme pactisent entre elles de manière plus ou moins ponctuelle, une situation dans laquelle les propagandes qui depuis toujours les assimilent porteraient une immense responsabilité.

On voit fleurir des analyses suivant lesquelles Al Qaïda serait, au moins de nos jours, une nébuleuse de cellules autonomes. C’est peut-être vrai sur le plan de l’organisation quotidienne, ce ne saurait l’être sur celui de la décision des actions principales. Par exemple, l’extraordinaire symétrie entre le 11 septembre new-yorkais et le 11 mars madrilène (y compris sur le calendrier, où ces jours sont diamétralement opposés) porte la marque évidente d’une coordination dans le détail.

Un bon critère de distinction entre terrorisme local et actions d’Al Qaïda semble être précisément la pertinence des revendications. Ainsi, l’enlèvement des deux journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot, en Irak, non dénoué à l’heure où j’écris, frappe par l’irréalisme de la demande : menacer de mort immédiate deux personnes pour obtenir la modification d’une loi vestimentaire adoptée par une large majorité après un long débat, c’est évidemment vouloir la mort de ces deux personnes, et non la modification du texte en cause.

Dans le chaos irakien, dont il faut moins que jamais se lasser, en présence de tels événements, de rappeler qu’il est dû aux manoeuvres cruelles, entachées de fraude, d’une petite équipe washingtonienne, il est possible et souhaitable que ces otages (comme l’affirme avec conviction une grande partie des médias) soient aux mains de jeunes exaltés incontrôlables, qui ne savent même pas que la France a tenté de s’opposer à l’occupation de leur pays. Malheureusement, il faudrait également supposer qu’ils n’ont pas fait le rapprochement avec la rentrée scolaire en France et qu’ils ont par hasard frappé juste au bon moment pour obtenir, grâce à elle, le maximum de publicité. Dans le premier cas, on a une chance de sauver les otages par la mobilisation des autorités musulmanes de tous bords (une mobilisation, de toute manière, très utile pour faire reculer l’idée d’un choc de civilisations). Sinon, s’ils sont aux mains de gens prêts à tout pour dresser le monde musulman contre l’Occident, la situation est beaucoup plus inquiétante, soit que l’exécution des otages soit irrévocablement décidée afin de faire rentrer la France dans le rang (comme l’y invitent ces jours-ci bien des journaux américains, anglais, italiens et polonais), soit que les ravisseurs s’entendent sur leur libération, avec telle ou telle autorité musulmane, à de très onéreuses conditions (telles qu’un partage du pouvoir en Irak après le départ des Américains, qui ferait de ce pays une base infiniment plus intéressante, pour Al Qaïda, que l’Afghanistan des Talibans).

Ainsi, quelques réserves qu’on puisse faire sur l’opportunité de la loi française contre les « signes religieux ostensibles » à l’école, alors qu’un arsenal réglementaire avait jusque là suffi, elle n’est pas, en l’occurrence, en cause. Ces gens-là trouveront toujours et partout des prétextes. Si nous voulons suivre la leçon de Churchill, il faut sans relâche dénoncer leur but (opposer de manière radicale l’Occident et les nations à dominante musulmane) et isoler, par le débat et le bulletin de vote, ceux qui en Occident prônent ou pratiquent une politique qui tend au même résultat.

Une chose est certaine : la multiplication, ces jours-ci, des attentats et des épisodes sanglants tend à faire oublier les difficultés persistantes de Washington à définir une politique, comme à l’imposer. On a ainsi très peu parlé des manifestations d’Athènes qui, fin août, ont empêché Colin Powell de venir parader lors de la clôture des Jeux Olympiques et on ne parle presque plus, depuis son dénouement pacifique, de l’assaut manqué des forces américaines contre le mausolée d’Ali à Nadjaf. Il ne faut donc pas, hélas, se lasser d’écrire que les médias, s’ils prétendent, et ils le font, au professionnalisme, ont plus que jamais le devoir d’attirer l’attention sur les faits importants et que les historiens, par définition mieux outillés à cet égard que les journalistes, se doivent de dénoncer non seulement la politique-spectacle, mais ceux qui docilement la mettent en images.

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François Delpla, le 2 septembre 2004



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